Suspendu depuis maintenant presque un mois, Paulo Fonseca et son groupe avaient plutôt bien géré cette absence jusqu’à là. Malheureusement, plus que le revers à Strasbourg, la manière a rappelé à quel point la non-présence du Portugais sur le banc de l’OL pouvait être handicapante.
Depuis lundi après-midi, les joueurs de l’OL sont tournés vers la réception de Lille. La venue du club nordiste est à double tranchant, samedi soir (21h05) à Décines. Affronter un concurrent direct pour la Coupe d’Europe et la Ligue des champions est le meilleur moyen d’effacer la désillusion de Strasbourg (4-2) vendredi dernier. Dans le même temps, cela peut pousser un peu plus l’OL dans le doute avec une nouvelle contreperformance en une semaine. À quelques jours de recevoir Manchester United, ce serait clairement le scénario du pire, avec un podium qui s’envole tout comme les autres places européennes.
Invité de "Tant qu’il y aura des Gones", Matthieu Louis-Jean ne veut logiquement pas penser à ce schéma négatif et compte sur la réaction d’orgueil des joueurs lyonnais pour relancer cette course européenne qui va tenir en haleine la Ligue 1 jusqu’à la 34e journée. Samedi, OL - Lille sera synonyme de retrouvailles avec Bruno Genesio de retour à Décines, mais aussi pour Paulo Fonseca avec le LOSC. Enfin, elles seront très superficielles puisque pour la quatrième fois, le Portugais n’aura pas l’opportunité d’accès au gazon décinois en avant-match, ni même aux vestiaires.
Le discours de Rosenior a fait la différence à la pause
Comme face au Havre avant la trêve internationale, Fonseca prendra place en tribunes de presse aux côtés de son analyste vidéo Nelson Duarte et des autres membres de cette cellule. Il espère la même fin heureuse que face au club normand et espère surtout que son absence ne sera pas remis au centre des débats. Il n’était d’ailleurs pas dupe. Après la victoire à Nice et avant celle au Havre, le Portugais avait concédé que "son absence ne faisait pas débat tant que l’OL gagne". Il était difficile de lui donner tort sur le moment et la défaite à Strasbourg a forcément remué le couteau dans la plaie. Avec Paulo Fonseca sur le banc à la Meinau, la formation lyonnaise aurait-elle coulé dans de si grandes largeurs en deuxième mi-temps ?
L’heure n’est pas de refaire le match, car on a pu constater que l’OL avait certainement réalisé la meilleure mi-temps de sa saison sans son coach, quelques minutes auparavant. Toutefois, le scénario de la rencontre pousse à pointer cette absence, tout comme les propos de Liam Rosenior. Ce n’était assurément pas une pique envoyée à son homologue, mais le technicien strasbourgeois a avoué avoir "tenu un discours pêchu et musclé à la pause". Il faut dire que le premier acte de son équipe avait été loin des standards aperçus ces dernières semaines. Les remontrances ont fait leur effet et le RCSA a roulé sur l’OL pendant 45 minutes.
La venue de Lille cruciale à plus d'un titre
Jorge Maciel a eu beau faire de grands gestes dans sa zone technique, accompagné par Paulo Ferreira, rien n’y a fait avec cette équipe lyonnaise méconnaissable. Il y a deux semaines, Michael Napoletano avait pointé cette présence, qui peut paraitre futile, qui peut manquer sur le banc et changer les choses. D’un simple geste, d’un simple regard. À Strasbourg, l’OL a pour la première fois depuis un mois manqué de ce soutien ou de ce caractère pour ne pas couler dans les grandes largeurs. Au club, on ne veut pas s’en servir d’excuse, même si la situation est "handicapante" comme l’a souligné Matthieu Louis-Jean, lundi soir sur le plateau de TKYDG. "Il est clair que l’on préférerait avoir le coach avec nous. On s’adapte. Jorge (Maciel) a pris le relais sur le match. Tout le monde doit donner un peu plus."
Les victoires à Nice et contre Le Havre ont montré que Fonseca "peut s’appuyer sur un staff compétent, qui fait ce qu’il faut." Est-ce suffisant pour limiter l’impact auprès des joueurs ? L’OL se doutait bien que tout ne pourrait pas être tout rose pendant les neuf mois de suspension retenus contre son coach. Si la direction attend un rebond des joueurs, elle espère aussi que cette venue de Lille ne créé pas une atmosphère tendue et négative autour du collectif lyonnais. Car, un coach en moins et une qualification européenne compromise viendrait assombrir un ciel déjà peu accueillant sur le domaine financier.
D’habitude l’OL rate sa première mi temps et se reprend en deuxième ;À Strasbourg y’avait pas lieu de leur passer une branlée dans les vestiaires..
Le relâchement est assez inexplicable mais on a vu tout de suite à l’entame de la 2 eme mi temps que c’était mort
Vivement le Losc dimanche et aller l’OL!
L’absence ou la suspension de Fonseca ne peut pas être vue comme un élément soudeur du groupe quand on gagne et pénalisant quand on perd.
Les Strasbourgeois ont complètement changé leur système en jouant beaucoup plus haut, et en sortant plus rapidement. On avait les moyens de s’adapter très vite pendant la deuxième mi-temps, sans attendre le 2-0. Pas en gueulant dans le vestiaire.
Ce manque d’adaptation pendant le match un problème chronique chez Fonseca, on l’a vu deux fois l’an dernier contre l’OL: un système rigoureux et assez étanche, mais peu de solutions le jour où il prend l’eau. C’est le cap qu’on était sensé passer avec le changement d’entraîneur (je sais je suis aigri)
Le plan « tapis pour la LdC » est en train de se retourner contre nous.
Pour moi ce n’est pas l’impact à la mi-temps, mais en seconde mi-temps. Si Fonseca avait été sur le banc, il aurait certainement recadré ses joueurs, peut-être fait d’autres changements à d’autres moments.
Mais comme il est interdit pour lui d’entrer en contact avec son staff, il ne peut pas faire son taf. Encore une fois une sanction qui n’est pas là pour s’en prendre à l’OL, mais une sanction purement réglementaire… Mieux vaut agresser physiquement un joueur qu’avoir un comportement intimidant avec un arbitre…
C’est à lui d’envisager ces plans avec son staff avant le match, après avoir visionné les matchs de l’adversaire etc… Et d’avoir des scenarios précis à appliquer selon les circonstances. ils font un match par semaine, pas par jour.
La sanction c’est sa sanction et elle répond à une situation qu’on ne voit pas tous les week-ends: un éducateur qui intimide un arbitre… La longueur de la sanction me heurte, mais pas la nature.
On aime bien s’en prendre aux juges
Eh oui GoNL, on aime bien s’en prendre aux juges quand ils sont zélés. Réaction normale , non ?
En tant que coach, tu ne peux pas avoir 400 scénarios travaillés la semaine.
Pour la sanction de Fonseca, je ne dit pas qu’il n’aurait pas du être sanctionné, mais la sanction est clairement politique, et sorti de tout cadre réglementaire. La jurisprudence des précédents cas (joueurs parisiens ayant fait de même) est de 1 à 3 matchs. Un entraîneur agresse physiquement un joueur adverse ? 8 matchs. Aucune interdiction de vestiaire, de contact avec son staff, etc. Mais pour Fonseca on fait du sur mesure, et on sort des sanctions qui n’existent pas dans le règlement. On l’empêche intentionnellement de faire son travail, ce n’est donc pas sa sanction, c’est une sanction visant l’OL, pour couler sa fin de saison. D’ailleurs la Ligue sait qu’elle est disproportionnée et stupide, sinon ils auraient demandé son application en Europa League. Mais s’ils se font retoquer par l’UEFA, la sanction tombe en 5 minutes en France ensuite.
Un entraîneur intimide un arbitre, tu as le droit de voir ça à travers d’autres jurisprudences (sans les citer d’ailleurs), c’est ton choix.
Je trouve perso que d’avoir joué sur la longueur de 7 mois + 2 mois de coupure, ça dépasse les bornes, la fin de la saison aurait été suffisante sans qu’il traîne cette sanction comme un boulet. D’autant plus que la durée moyenne de vie d’un entraîneur de l’OL est plus courte..
L’OL n’a pas besoin de complots autour de lui pour être là où il est, il faut être lucide et honnête.
Pour finir, je ne juge pas Fonseca sur ce qu’il a fait : il a sûrement ses propres raisons pour avoir pété les plombs, on parle de raisons familiales assez critiques pour lesquelles il a toute ma compassion (situation en Ukraine,), il faut assumer les actes c’est tout.
Je ne cite pas car elles sont connues. Neymar et Dani Alves, 1 et 3 matchs pour être venu coller leur tête à celle de l’arbitre, comme Fonseca. Pour les 8 matchs, c’est l’entraîneur de Bastia (12 matchs dont 4 avec sursis pour « acte de brutalité et coup n'occasionnant pas une blessure« ). Je ne savais pas que l’agression physique était moins grave qu’un comportement intimidant.
La longueur est une chose, que penses-tu de l’invention d’une nouvelle sanction l’empêchant d’être en contact avec son staff et ses joueurs aux matchs ?
On peut assumer ses actes, mais quand la peine est injuste et motivée politiquement, ce n’est pas assumer ses actes.
Si tu me mets un coup de poing et que le juge décide de te condamner à 20 ans de prison, ce sera assumer ton acte ? Ou bien tu auras la sensation que la sanction est injuste et qu’on s’en est pris à toi ? Les injustices sont donc normales si elles émanent d’autorités sous influences ?
Inutile de forcer le trait pour me faire comprendre : Fonseca n’a pas pris 20 ans de prison.
Est-ce que la commission de discipline a inventé une sanction? Tu dois avoir épluché les textes pour l’avancer donc je serais curieux de savoir ce qui n’a pas été respecté.
Il y a une claire volonté de faire un exemple, après des mois de dérive et d’affaires Longoria, Armand, etc… Fonseca, qui a fini son bail en Italie par une sanction, a du être mis au courant.
Il est passé à côté du match de Strasbourg, c’est tout.
Je suis dubitatif sur le fait que si Fonseca avait été dans le vestiaire et sur le banc , ça aurait changé le score final.
Les adaptations tactiques en cours de match , les changements de joueurs , c'est quand même lui qui passe les consignes du haut de ses gradins ou pas ?
Sur le terrain on a quand même de nombreux joueurs cadres expérimentés , qui doivent aussi savoir se prendre en main et réagir à des changements tactiques de l'adversaire .
Non, sa sanction est une interdiction d’entrer en contact avec son staff, ses joueurs de l’avant match à la fin du match. Pas de coaching, changement, adaptation tactique. En match il est comme toi et moi devant sa télé