Avec quatre buts encaissés en 45 minutes contre Strasbourg, l’OL est retombé dans ses travers défensifs. À l’heure où se présente Lille ce samedi à Décines, la formation lyonnaise se doit d’être hermétique pour continuer à croire à la Ligue des champions.
Dans ce sprint final, la vérité d’un jour n’est pas forcément celle du lendemain. Il y a encore quelques journées, presque tout le monde voyait l’OM comme le futur dauphin du PSG. Désormais, c’est une bataille à six qui se joue pour cette deuxième place et la 28e journée de Ligue 1 pourrait encore bouleverser l’ordre établi. Monaco a pris les commandes de cette lutte lors du dernier week-end et la défaite de Nice vendredi à la maison contre Nantes (1-2) pourrait profiter à Lille, Strasbourg, mais aussi l’OL. Une victoire ce samedi et les Lyonnais gagneraient à coup sûr deux plus, réintégrant le top 5 du championnat.
Encore faut-il gagner… Devant plus de 50 000 spectateurs, les coéquipiers d’Alexandre Lacazette ne s’avancent pas forcément avec le maximum de confiance. Si Paulo Fonseca veut s’appuyer sur la première mi-temps à Strasbourg, peut-être la meilleure de la saison, le second acte à la Meinau a balayé d’un revers de la main les efforts faits avant la pause. Une défaite 4-2, une opportunité de remonter sur le podium ratée et désormais l’obligation de gagner contre le LOSC.
Deux matchs sans prendre de buts en Ligue 1 sous Fonseca
On dit que la course au titre ou ici à la Ligue des champions est un marathon plus qu’un sprint, l’OL serait bien avisé de ne pas ménager ses efforts face à la bande de Bruno Genesio. En grillant son joker en Alsace, le club lyonnais est presque condamné au sans-faute sur les sept prochaines journées. Le revers de Nice contre Nantes (1-2) montre que le football n’est pas une science exacte, mais pour garder son destin en main, l’OL a toutes les raisons de se racheter contre Lille. Cela passera d’abord par le retour d’une assise défensive. Les quatre buts encaissés à Strasbourg font tâche même si le penalty de Georges Mikautadze a limité l’impact sur le goal-average.
Néanmoins, la passivité avec laquelle se sont fait prendre les Lyonnais vendredi dernier interpelle. Il n’y a qu’à voir la déclaration de Tanner Tessmann pour quasiment prendre peur. La formation lyonnaise ne s’attendait pas à voir Strasbourg changer de visage alors que tout le monde s’est sûrement fait la réflexion à la pause en voyant l’OL ne pas concrétiser sa domination avec un but. S’étant vu peut-être trop beau, l’OL a peut-être péché par excès de confiance. "Ça a été mental aussi. On a très bien joué en première mi-temps, la meilleure peut-être, et on a peut-être pensé que le match pouvait continuer comme ça. On s’est relâché défensivement", a souligné Paulo Fonseca jeudi en conférence.
Une semaine basée sur le travail défensif
De son perchoir à la Meinau, l’entraîneur portugais n’a certainement pas apprécié la facilité qu’a pu avoir Bakwa en repiquant dans l’axe, ayant le chemin du but ouvert par les positions d’Abner et Tessmann. Quand l’évolution défensive avait été pointée du doigt ces dernières semaines, une piqûre de rappel a dû être faite durant toute la semaine de la préparation pour Lille. "Après le match que nous avons produit à Strasbourg où on a fait des erreurs fatales, je pense qu’il était important de retravailler ces aspects qui sont très importants pour l’équipe."
À son arrivée, Fonseca a érigé ce chantier comme prioritaire et cela avait plus ou moins porté ses fruits. L’impression générale a permis de voir un mieux, mais dans les chiffres, l’OL n’est ressorti avec un clean-sheet qu’à deux reprises en championnat. Forcément, au moment de jouer le sprint final, le coach appelle à la bonne envie de tous et pas seulement les défenseurs. "J’ai dit aux joueurs que la clé de notre équipe réside dans les phases défensives, bien plus que dans l’animation offensive, a-t-il rapporté. Quand notre équipe est bien en place défensivement, je sais que nous aurons toujours la possibilité de gagner, parce que nous avons la qualité pour créer du jeu et nous procurer des occasions".
Tagliafico de retour
Confirmant que le chantier défensif restait prioritaire - "je ne suis pas un entraîneur défensif. Je n’aime pas beaucoup travailler cet aspect, mais c’est notre réalité" - Paulo Fonseca va pouvoir compter sur le retour de Nicolas Tagliafico. Préservé à Strasbourg après son long périple sud-américain, le latéral va retrouver son couloir gauche et apporter son énergie et sa grinta. Elles ne seront pas de trop contre Lille, réputé pour être une équipe qui joue et qui fait le spectacle. À Strasbourg, les Lyonnais ont été bien trop gentils en deuxième mi-temps, permettant au RCSA d’exploiter les brèches laissées par le milieu puis la défense.
Avec le champion du monde argentin, un peu de vice ne sera pas de trop. "Nicolas est un joueur important, avec beaucoup d’expérience, une mentalité primordiale pour le groupe. Mais on n’a pas perdu parce qu’il n’a pas joué." Un joueur ne change certes pas le visage de toute une équipe. Mais il peut montrer l’exemple. Tagliafico est plutôt une valeur sûre sur ce point. Le travail défensif sera l’affaire de tous, il est vrai, mais comme on peut souvent l’entendre, les attaques font gagner des matchs, la défense des titres. Il n’est aujourd’hui pas question pour l’OL de jouer un mauvais tour au PSG, mais accrocher la Ligue des champions aura la même saveur qu’un trophée national.
C'est le sprint final,va falloir être solide.
Bonne nouvelle que le retour de Tagliafico dans le "onze", selon toutes probabilités. De même que celui d'Almada, son compatriote qui peuvent nous apporter leur "grinta" et leur talent. On risque d'en avoir bien besoin ce soir...
Sinon, merci à Hervé Penot de nous rappeler dans "L’Équipe" de ce samedi que c'est face à l'OL il y a quatre ans que le LOSC avait probablement fait le plus grand pas vers le titre de champion ravi au PSG cette année là.
L'OL de Garcia marchait fort en cette fin de saison, et était tout près de la première place, et ce match constituait une sorte de tremplin pour son vainqueur.
Malheureusement, notre meilleur joueur de l'époque (Paqueta) avait failli ce jour là, et c'est lui qui a offert le but de l'égalisation aux "dogues", qui dès lors aveint pris le match le main pour l'emporter. On peut aussi souligner que ce match à domicile, se déroulait malheureusement à "huis clos"... Et les supporters n'ont donc pas pu apporter leur soutien en cette fin de match où leur présence aurait peut-être permis de rester dans la partie.
Dommage, je pense que l'OL avait les moyens cette année là d'aller au bout et remporter le titre. Le ressort s'est cassé, et c'en était fini.
Beaucoup ont "oublié" (volontairement?) que l'OL était encore bien vivant à ce moment là. En plus du départ de Memphis, les ventes de Guimaraes puis de Paqueta plus tard, rendues obligatoires par la situation financière post-COVID et cet échec pour la participation à la LDC ont marqué la fin des espoirs de maintenir le club Lyonnais vers le sommet pour les années suivantes.
Comme quoi, même si on relèvera nombre d'autres problèmes antérieurs et postérieurs, on peut aussi considérer que c'était bien "là" le moment à ne pas se rater.
J'espère que ce soir, pour un "challenge" différent, l'OL saura se montrer à la hauteur de l'enjeu...
A l'époque de Garcia ils n'avaient pas les moyens de jouer le titre pour moi.
Lors des matchs retour la plupart des équipes avaient su apporter une réponse à son schéma tactique très prévisible.
Cette année là, c'est au contraire en deuxième partie de saison que l'OL avait flambé, jusqu'à ce match fatidique...
"Alors que le Paris de Mauricio Pochettino a pris la tête de la L1, la veille à Metz (3-1), sur un doublé de Kylian Mbappé, que Monaco revient comme un bolide avalant les Hunaudières, l’OL a besoin d’un succès pour rester à deux points de Paris quand une victoire offre le siège de leader d’une unité aux Nordistes."
"Après une grosse demi-heure, Lille est bousculé, étouffé, cabossé par deux pions signés Islam Slimani (1-0, 20e) et José Fonte contre son camp (2-0, 35e). Mais un ultime coup franc permet donc à Yilmaz de claquer avant la pause. Sa frappe, exceptionnelle, nettoie la lucarne. L’espoir renaît. Puis Paqueta glisse inexplicablement une passe en retrait au Turc, qui délivre une offrande à Jonathan David : 2-2 (60e). Reste un autre chef-d’oeuvre du magicien du Groupama, le « Kral » dans son pays, le roi chez nous (3-2, 85e). Paqueta sort en larmes, bien avant la fin, caché sous son maillot."
Avant ce match de la 34ème journée, les quatre équipes se tenaient en trois points: Lille menait la danse d'un point devant le PSG, de deux devant l'OL, et de trois devant l'AS Monaco.
A l'issue de cette journée, Lille gardait la tête d'un point devant le PSG, Monaco passait devant l'OL qui rétrogradait à la 4ème place qu'il gardera jusqu'à la in de saison.
On ne peut donc pas dire que l'OL était la proie de ses adversaires qui avaient tous su apporter au schéma tactique de Garcia si prévisible.
Je rappelle aussi la place dans le "Final eight" de LDC l'année précédente, et l'élimination de Mn City. De même que la demi perdue face au Bayern, avec des ratés incroyables de "Poto Ekambi".
On peut ne pas aimer Garcia, mais sincèrement, je trouve que l'on a été très injuste concernant ses qualités d'entraineur. De toute façon, c'est un peu comme Deschamps. Pas un style de jeu attractif, mais des résultats. C'est bien pour ça qu'il est l'un des rares coachs français auxquels de grands clubs étrangers se sont intéressés ces vingt dernières années.
Et à présent, il a été choisi pour coacher la Belgique, qui même en perte de vitesse reste l'une des meilleures sélections mondiales.
Même si c ‘est très casse-cou de se risquer à un pronostic avec notre équipe, je pense qu’on va gagner ce match.
Allez je me lance : OL 4 / LOSC 2.
🙏🏽
je vois plutot un match tactique et fermé , avec un petit 0-0 à la mi temps .
fonsca a bossé la défense toute la semaine , je ne les vois pas trop partir à l'assaut contre lille , du moins en première mi temps .
Après en fin de match , avec nos atouts offensifs , ça peut partir en live avec des buts.
Le public aura un role à jouer
"la ligue des champions passera par la défense"
C'est dommage de s'en rendre compte que maintenant.
Histoire de gagner un peu de temps, je précise également que "la ligue des champions de l'année prochaine et toutes celles d'après passeront par la défense"
Bravo à Strasbourg qui fait une saison incroyable et mérite amplement sa victoire contre nous.
On a grillé notre joker. La fin de saison s’annonce très compliqué mais palpitante pour l’OL. C’est sûrement l’année où jamais pour battre ManU, mais il reste trop de gros morceaux en EL pour espérer d’aller au bout, selon moi, on n’a pas la régularité. Quant àla L1, on a du retard à rattraper, vos concurrents carburent, ça va être compliqué !